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Les bases de l'ordinateur
Quiz by Thierry CHARPENTIER
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Dès le début de vos recherches, vous allez collecter, produire et exploiter des données. La gestion des données (Research Data Management - RDM) fait partie du processus de recherche. Elle concerne l'ensemble des opérations de collecte, description, stockage, traitement, analyse, archivage et mise en accès des données. (extrait de : Passeport pour la Science Ouverte. Guide pratique pour les doctorants ) "La science ouverte est la diffusion sans entrave des publications et des données de la recherche. Elle s’appuie sur l’opportunité que représente la mutation numérique pour développer l’accès ouvert aux publications et – autant que possible – aux données de la recherche. "Les données de la recherche sont la matière première de la connaissance. Les partager, c'est ouvrir de nouvelles perspectives scientifiques" Source : Plan national pour la Science ouverte - Ministère ESR - Juillet 2018 Source image : https://bibliotheques.univ-tlse3.fr/file/composantes-science-ouverte Cette page est une introduction à la gestion des données de recherche. Elle présente quelques concepts et étapes clés pour vous engager dans cette démarche. Consultez les liens pour approfondir vos connaissances. • What are data ? Définition des données de recherche de l’OCDE (2007) « Enregistrements factuels (chiffres, textes, images, sons) utilisés comme source principale pour la recherche scientifique et généralement reconnus par la communauté scientifique comme nécessaires pour valider les résultats de la recherche. Un ensemble de données de recherche constitue une représentation systématique et partielle du sujet faisant l’objet de la recherche ». Exemples • les images d’une ville préhistorique deviennent des données pour un chercheur qui étudie l’histoire de cette ville; • les « données » d’un linguiste peuvent être des écrits ou des discours, des enregistrements de locuteurs ; • les « données » d’un médiéviste sont des sources archivistiques, archéologiques, épigraphiques, iconographiques, littéraires ; • les « données » d’un géologue rassemblent des coupes et observations de terrain consignées sur un carnet, des résultats de carottage, des analyses d’échantillons, des données sismographiques… • • Pourquoi partager ses données ? "La science ouverte vise à construire un écosystème dans lequel la science est plus cumulative, plus fortement étayée par des données, plus transparente, plus rapide et d’accès plus universel.La science ouverte favorise également les avancées scientifiques, particulièrement les avancées imprévues, ainsi que l’innovation, les progrès économiques et sociaux, en France, dans les pays développés et dans les pays en développement. Enfin, la science ouverte constitue un levier pour l’intégrité scientifique et favorise la confiance des citoyens dans la science. Elle constitue un progrès scientifique et un progrès de société." Source : Plan national pour la Science Ouverte (2018) Les enjeux de l'Open Data • enjeux patrimoniaux o preuve et mémoire (éviter les pertes de données) • enjeux économiques o valeur économique de la donnée o réutilisation gratuite ou payante des données, exploitation des résultats de recherches antérieures (éviter de refaire ce qui a déjà été validé), o accélération de l'innovation et le retour sur investissement dans la R&D • enjeux scientifiques o de "hypothesis-driven" à "data-driven" o plus de visibilité pour le scientifique • enjeux sociétaux o participation des citoyens et de la société civile : "Citizen science" o confiance en la recherche Pour aller plus loin • Site Doranum : https://doranum.fr/enjeux-benefices/fiche-synthetique/ • Adopter de bonnes pratiques tout au long du cycle de vie des données De bonnes pratiques de gestion à toutes les étapes du cycle de vie de la donnée sont un préalable indispensable à l’ouverture des données et à leur réutilisation. • Rechercher des données Pour identifier des jeux de données (datasets) pertinents pour votre thèse, des outils de recherche sont disponibles. Suivez ces liens pour les découvrir : • Site Doranum : https://doranum.fr/acces-visualisation/rechercher-donnees/ • Site DataCC - Vos besoins, trouver des données : https://www.datacc.org/vos-besoins/trouver-des-donnees/ • Fiche CoopIST : Trouver des jeux de données via des bases pluridisciplinaires et des moteurs de recherche Pensez-aussi à consulter l'entrepôt institutionnel Data INRAE Page de présentation du portail • Choisir les bons formats et bien organiser vos données Choisir des formats de fichier : https://www6.inrae.fr/datapartage/Gerer/Choisir-des-formats-de-fichier Nommer et organiser vos fichiers de données : https://www6.inrae.fr/datapartage/Gerer/Nommer-et-organiser-ses-fichiers-de-donnees Pour aller plus loin • Jaouen, G.- Gérer ses données. Pourquoi, Comment ? Séminaire - Guadeloupe, du 25 au 27 Novembre 2019 – CRAG INRA • Bien décrire et documenter ses données La description d’un jeu de données se fait à l’aide de métadonnées (*) qui doivent apporter suffisamment d'éléments (sur la collecte des données, les unités de mesure employées...) pour chercher et trouver le jeu de données, juger de sa qualité/fiabilité, et pouvoir le comprendre ou le réutiliser dans un autre contexte. (*) Définition des métadonnées : Ensemble d’informations structurées qui décrit, explicite, localise une ressource informationnelle, dans le but d’en faciliter la recherche, l’usage, et la gestion. Source : NISO. Understanding Metadata. 2004. Quelques liens utiles : • Site Doranum : https://doranum.fr/metadonnees-standards-formats/ • DataCC : https://www.datacc.org/vos-besoins/documenter-ses-donnees/metadonnees/ • Site DataPartage INRAE : https://www6.inrae.fr/datapartage/Gerer/Documenter-les-donnees En complément des métadonnées, la rédaction d'un fichier READ ME.txt est également recommandée. • Stocker, sécuriser, préserver ses données Bien différencier les notions de stockage et d'archivage. Anticiper pour déterminer les données à éliminer et celles qui doivent être préservées à long terme. • Dans l'environnement INRAE : https://www6.inrae.fr/datapartage/Gerer/Stocker-les-donnees • Site Doranum : https://doranum.fr/stockage-archivage/ • Site DataCC : https://www.datacc.org/vos-besoins/conserver-ses-donnees/ • Partager, ne pas partager ses données ? Dans le cadre de la Science Ouverte, il y a de plus en plus d'incitations voire d'exigences pour rendre accessibles les données, en particulier les données liées aux publications : • de l'édition scientifique : de plus en plus de revues adoptent une "data policy" (à consulter dans les instructions aux auteurs) et exigent des auteurs qu'ils fournissent les données associées aux publications, • des organismes de financement (ANR, Commission Européenne ...), • des politiques nationale (Plan national pour la Science ouverte - Ministère ESR - Juillet 2018) et institutionnelle. Mais attention, toutes les données ne sont pas partageables : assurez-vous que vos données sont bien diffusables au regard du droit et des conditions d'exercice de votre thèse et de son mode de financement (se reporter à votre contrat de thèse). Les données produites dans les organismes de recherche publics sont communicables à tous si elles n'entrent pas dans le cadre d'exceptions légales (sécurité défense, sécurité des populations, patrimoine scientifique et technique, données personnelles, données liées au secret, statistique, etc.) Liens utiles : • sur le site Data Partage, la page Partager-Publier ou la page : "Données de la recherche : qui a les droits, qui doit partager ?" • le site INRAE dédié à la protection des données personnelles et l'application du RGPD (Règlement général sur la protection des données) : https://intranet.inrae.fr/cil-dpo • Valoriser ses données Voici les principales voies de diffusion • Partager ses données en les déposant dans un entrepôt Choisir un entrepôt Déposer dans Data INRAE Partager ses données comme matériel supplémentaire d'un article (à la demande de l'éditeur) Publier un Data Paper (article de données) : la meilleure voie en terme de visibilité des données, et pour faciliter leur réutilisation. Pour aller plus loin • Site Doranum o Dépôts et entrepôts. Comment et où déposer mes données ? o Data papers et Data journals. Comment publier mes données comme un article scientifique ? • Site DataCC o Valoriser ses données • Site CoopIST o Déposer des données de recherche dans un entrepôt o Rédiger et publier un data paper dans une revue scientifique A télécharger : Synthèse du processus de rédaction d'un article avec des données associées • Pourquoi ne pas rédiger un plan de gestion de données (PGD) pour votre thèse ? La thèse peut être assimilée à un projet et certaines universités au Royaume Uni, aux Pays-Bas et plus récemment en France préconisent la rédaction d'un plan de gestion associé à la thèse. Le PGD (ou DMP = Data Management Plan) est un outil de planification qui peut vous aider à anticiper et bien gérer toutes les étapes du cycle de vie de vos données, à limiter les risques de perte ou corruption de données, à adopter de bonnes pratiques de gestion, pour in fine produire des données respectueuses des principes FAIR, adoptés aujourd'hui par l'ensemble des acteurs de la recherche. Il est désormais exigé par la plupart des financeurs de la recherche (Commission Européenne et ANR ...) dans le cadre de projets financés. Rédiger un PGD pour votre thèse, peut être un bon exercice pour vous préparer à la future rédaction de réponses à des appels d'offre. Comment faire en pratique ? • Site DataPartage : Pourquoi et comment rédiger un plan de gestion de données ? • Site Doranum : https://doranum.fr/plan-gestion-donnees-dmp/, La minute vidéo PGD • Site DataCC : https://www.datacc.org/bonnes-pratiques/adopter-un-plan-de-gestion-des-donnees/ • Suivre une classe virtuelle INRAE : Open Class "Rédaction d'un PGD" • Produire des données FAIR ! Favoriser la production de données FAIR (Findable - Accessible - Interoperable - Reusable) est aujourd'hui un objectif soutenu par l'ensemble des acteurs de la recherche. Source : https://open-science-training-handbook.gitbook.io/book/ Si vous suivez les conseils et recommandations de cette page, vous avez toutes les chances d'avoir produit des données de qualité. Si vous préférez une version illustrée : "Pensez FAIR" - https://datapartage.inrae.fr/Gerer/Cycle-de-la-donnee Affiche cycle de vie des données réalisée dans le cadre des Missions QualiNous & RGPD, INRAE-ACT Vous pouvez tester le niveau de "Fairification" de vos données grâce à ces outils : ARDC : https://ardc.edu.au/resources/working-with-data/fair-data/fair-self-assessment-tool • D'autres ressources pour se former ou s'autoformer En interne INRAE • Formation à la science ouverte OSCAR - Module "Gestion et partage des données" • Le site "Gestion et partage des données" • Des classes virtuelles d'environ 2h (Open Class) sont régulièrement proposées sur : o la rédaction des plans de gestion de données, o le dépôt et la description d'un jeu de données dans Data INRAE, o la rédaction et la publication de data papers, Sites externes • Le site DORANUM (Données de la Recherche : Apprentissage NUMérique à la gestion et au partage) propose un dispositif de formation à distance intégrant de nombreuses ressources d’auto-formation déclinées sur différents supports (textes, infographies, vidéos) et sur 9 thématiques. o Parcours interactif sur la gestion des données de la recherche (2020) o • Le site DataCC. Accompagnement à la gestion des données de recherche en physique et en chimie : https://www.datacc.org/ o Data Stories : https://www.datacc.org/reseau-datacc/data-stories/ o • Le dossier "Open Access & Open Data" réalisé par l'Ecole des Ponts - ParisTech • • The Open Science Training Handbook : https://www.ouvrirlascience.fr/the-open-science-training-handbook/
I. Définition L'appel d'offres est donc une procédure par laquelle un acheteur public choisit l'offre économiquement la plus avantageuse, sans négociation, sur la base de critères objectifs préalablement définis Son but est de mettre en concurrence plusieurs entreprises privées pour obtenir la meilleure offre possible. Les caractéristiques principales sont les suivantes : • Absence de négociation : L'acheteur sélectionne l'offre uniquement sur la base des propositions reçues, sans négociation avec les candidats • Critères objectifs : La sélection se fait selon des critères définis à l'avance et communiqués aux candidats • Transparence : Les appels d'offres publics sont soumis à des règles strictes de publicité et de transparence Ce principe d’appel d’offre garantie donc l’égalité de traitement des entreprises privées candidates et une certaine transparence. II. Les différentes formes d’appel d’offres Il existe deux formes principales d'appels d'offres dans les marchés publics : • Appel d'offres ouvert : Toute entreprise intéressée peut répondre à l’appel d’offre • Appel d'offres restreint : Seuls les candidats présélectionnés par l'acheteur sont autorisés à soumettre une offre. Cette procédure est particulièrement adaptée aux marchés complexes ou spécialisés, où l'acheteur souhaite présélectionner les entreprises les plus qualifiées avant d'examiner leurs offres en détail. III. Les objectifs pour une PME de prospecter des nouveaux marchés via les appels d’offres Il y a plusieurs objectifs pour une entreprise de prospecter de nouveaux marchés : – trouver de nouveaux clients ; – garantir le développement de l’activité de l’entreprise ; – compenser l’érosion du portefeuille clients existant ou remplacer les clients peu ou pas rentables Ainsi, au-delà du simple gain commercial, les appels d'offres représentent un véritable levier stratégique de développement pour les entreprises, quelle que soit leur taille. IV. La procédure de réponse aux appels d’offre 1. Les étapes principales Voici les principales étapes pour répondre efficacement à un appel d'offres : • Identifiez les appels d'offres pertinents • Activez des alertes automatiques sur les plateformes dédiées • Téléchargez le Dossier de Consultation des Entreprises (DCE) • Analysez minutieusement le cahier des charges et le règlement de consultation • Préparer la réponse soit constituez le dossier de candidature avec les documents administratifs requis • Transmettre la réponse soit déposer le dossier complet sur la plateforme de dématérialisation avant la date limite • Suivre la réponse : en cas de rejet, demandez un retour pour identifier les points d'amélioration 2. La consultation des appels d’offre Les PME doivent d’abord identifier les appels d'offres pertinents. Cela peut se faire par : • Les réseaux professionnels : Participer à des salons, des conférences et des événements réseaux aide à découvrir des opportunités. • La veille : S'abonner à des bulletins d'information et des alertes sur les marchés pertinents. • La consultation de plateformes en ligne : De nombreux sites web répertorient les appels d'offres publics, utilisateur aux PME de filtre par secteur et localisation. L’assistant(e) de gestion dispose de plusieurs sites de marché publics Voici les principaux sites français pour consulter les appels d'offres publics : Les Sites officiels : BOAMP (Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics) : C'est le site officiel qui publie les appels d'offres de l'État, des collectivités territoriales et des établissements publics PLACE (Plateforme des Achats de l'État) : C'est la plateforme de dématérialisation des marchés publics de l'État. La publication y est obligatoire pour les marchés de l'État à partir de 40 000 € HT JOUE (Journal Officiel de l'Union Européenne) : Il publie les appels d'offres européens Les plateformes privées : France Marchés : Ce portail agrège les appels d'offres de plus de 300 journaux régionaux, du BOAMP, du JOUE et de plus de 1000 sites d'acheteurs publics Marchés Online : Cette plateforme donne accès à l'ensemble des appels d'offres publiés, quel que soit le secteur d'activité E-marchespublics : Ce site permet d'accéder aux appels d'offres publiés sur diverses sources comme le BOAMP, le JOUE, la presse et les profils d'acheteurs Les Autres sources : Journaux d'Annonces Légales (JAL) : Environ 540 journaux en France sont habilités à publier des annonces légales, dont les appels d'offres Sites internet des administrations publiques : La plupart des administrations publient leurs appels d'offres directement sur leur site internet Presse spécialisée : Certaines revues sont spécialisées dans les appels d'offres de leur département ou région Pour une veille efficace, il est recommandé d'utiliser des outils de veille électronique ou de s'abonner aux alertes proposées par ces différentes plateformes. Cela permet de recevoir automatiquement les appels d'offres correspondant à vos critères de recherche 3. Les candidatures d’appels d’offre Pour concourir à un marché public, il est possible de se présenter seul, de présenter une candidature groupée avec plusieurs entreprises : • La candidature seule : l'entreprise se présente pour exécuter personnellement le marché. Elle a la capacité technique et financière d’exécuter seule et dans son entier le marché. • Le groupement : le groupement conjoint (l’entreprise n'est responsable que de la part du marché qu'elle exécute) ou le groupement solidaire : (chaque membre du groupement est engagé financièrement pour la totalité du marché. Cela signifie que tous les membres sont collectivement responsables de l'exécution complète du contrat). 4. La réponse à l’appel d’offre La réponse à un appel d'offres doit contenir les éléments suivants : • une lettre de présentation : Présenter brièvement l'entreprise et son intérêt pour le projet. • une proposition technique : Détails sur la façon dont le projet sera réalisé soient les méthodes et leurs chronologies. • Une proposition financière : faire une estimation des coûts et des conditions de paiement Le dossier de réponse étant l’interface entre la PME et le donneur d’ordre, il convient de lui apporter le plus grand soin. Il faut donc préparer le dossier de réponse et remplir le document unique de marché européen appelé DUME : déclaration sur l'honneur standardisée et électronique utilisée dans les procédures de marchés publics Le certificat électronique est un élément essentiel pour répondre aux appels d'offres publics dématérialisés. Voici les principaux points à retenir : Depuis le 1er octobre 2018, la dématérialisation est obligatoire pour les marchés publics supérieurs à 40 000 € HT Dans ce cadre, une signature électronique valide est requise pour signer les documents de réponse aux appels d'offres. L'utilisation d'un certificat électronique pour les appels d'offres présente plusieurs avantages : Gain de temps dans les échanges avec les acheteurs publics Économies sur les frais d'impression et d'envoi Sécurisation accrue des documents transmis Possibilité de signer à distance Les certificats électroniques pour répondre aux appels d'offres sont délivrés par des prestataires de services de confiance qualifiés, conformes au règlement européen eIDAS et au Référentiel Général de Sécurité (RGS) français. Les principaux émetteurs de ces certificats sont : CertEurope ChamberSign France Certigna (filiale de Docaposte) Dhimyotis Universign La date limite de réception des offres (DLRO) est un élément crucial dans le processus des appels d'offres pour les marchés publics. La DLRO, également appelée date limite de remise des offres ou des plis, correspond à la date et l'heure limites auxquelles les candidatures ou offres doivent être reçues par l'acheteur public1 Le délai commence le lendemain de la date d'envoi de l'avis d'appel à la concurrence par l'acheteur. Dans cette démarche, l’entreprise peut réaliser un tableau de suivi des appels d’offres dont voici un exemple : 5. La réponse à l’appel d’offre Une fois la décision prise, l'acheteur doit envoyer une notification officielle à l'entreprise retenue. Cette communication doit être faite par écrit, généralement par lettre recommandée avec accusé de réception ou par voie électronique sécurisée. Tout candidat évincé peut demander par écrit des informations complémentaires sur les motifs du rejet de son offre. L'acheteur doit alors répondre dans un délai de 15 jours en fournissant : • Les motifs détaillés du rejet de la candidature ou de l'offre • Les caractéristiques et avantages de l'offre retenue • Le nom de l'attributaire V. Le paiement des marchés en appel d’offres Le délai maximal de paiement est généralement de 30 jours. Ce délai est porté à 50 jours pour les hôpitaux et 60 jours pour les entreprises publiques. . Le paiement intervient après constatation du "service fait", c'est-à-dire une fois que la prestation a été réalisée et vérifiée conforme par l'acheteur public Des avances et acomptes peuvent être versés : L'avance est obligatoire pour les PME sur les marchés de plus de 50 000 € HT et d'une durée supérieure à 2 mois. Elle représente 20% du montant pour l'État, 10% pour les autres acheteurs publics Les acomptes sont versés tous les 3 mois maximum, ou tous les mois pour les marchés de travaux avec des PME
I Définition La proposition commerciale est une offre adressée à un client ou prospect suite à sa demande. Le commercial doit donc veiller à soigner sa présentation, car la proposition commerciale est la vitrine de l’entreprise La proposition commerciale est le support de la relation entre l’entreprise et le client/prospect. II La finalité d’une proposition commerciale La proposition commerciale permet de répondre précisément aux attentes du client qui souhaite passer une commande. Dans cette optique, la proposition doit être : - claire, - personnalisée - différenciée de celles de la concurrence. La proposition commerciale permet également de renseigner le client non pas uniquement sur les prestations proposées mais aussi sur l’entreprise elle-même grâce à son numéro d’identification (SIRET) délivré par l’INSEE III Le système d’information client Pour réaliser la proposition commerciale, le commercial doit collecter des informations sur la clientèle, sur les produits mais également sur l’environnement commercial. Elle consulte donc le système d’information client dont l’acronyme est SIC. Il est constitué de fichiers commerciaux utilisables par tous les collaborateurs de l’entreprise afin d’améliorer la connaissance de la clientèle et des propsects. Son contenu est le suivant : IV Les logiciels pour préparer une proposition commerciale. Il est possible de préparer les propositions commerciales sur un texteur, un tableur, un logiciel spécialisé en gestion commerciale ou un progiciel de gestion intégré : Logiciels pouvant être utilisés Traitement de texte (Word, Open Writer, etc.) Tableur (Excel, Open Calc, etc.) Logiciel de gestion commerciale (EBP, Ciel, etc.) PGI (Cegid, Sage, EBP) Si l’entreprise possède un PGI ou un logiciel de gestion commerciale, la proposition commerciale sera effectuée sur ce type de logiciel. Dans le cas contraire, il est recommandé d’utiliser le tableur. Le progiciel est l’outil privilégié par les entreprises car il regroupe un ensemble de logiciels (modules) intégrant les principales fonctions nécessaire à la gestion des flux monétaires et physiques de l’entreprise. Tous ces modules accèdent à des ressources communes, stockées dans une base de données unique. Les modules les plus courants sont : Ainsi, le PGI permet d’éviter les saisies redondantes, qui sont sources d’erreurs et de perte de temps. V Distinguer devis et proposition commerciale 1. Le devis C’est une offre adressée à un client ou un prospect destinée à répondre à son besoin suite à la demande du client. Son contenu se limite souvent à la référence des produits et leurs prix. Le devis est donc un engagement de l’entreprise pour réaliser une prestation ou pour délivrer un produit au prix indiqué et dans les délais annoncés. Seules la signature du client et la date donnent au devis la valeur juridique d’un contrat. Il peut donc ajouter « Lu et accepté » ou encore « bon pour travaux » par exemple. 2. La proposition commerciale Par rapport au devis, la proposition commerciale nécessite une analyse plus poussée des besoins du client, un chiffrage de l’offre plus complexe et un document plus personnalisé VI Les étapes pour réaliser une offre commerciale Les étapes de la mise en œuvre d’une proposition commerciale sont : – l’analyse des besoins du client ; – la recherche des informations qui permettent d’établir l’offre correspondant aux besoins du client (prix, délai de livraison, planning de production, etc.) ; – la mise en forme de la proposition : On peut donc la schématiser ainsi : VII Les mentions obligatoires à faire figurer sur la proposition commerciale VIII Les sanctions en cas de non respect des mentions obligatoires Tout manquement peut aboutir à une contravention pouvant aller jusqu’à 1500 € d’amende.
Introducción Es esencial que los estudiantes de grado 6 a 11 comprendan el valor de su cuerpo y el respeto hacia los demás. A medida que crecen, comienzan a interactuar más con sus compañeros y a formar relaciones, lo que hace crucial entender los límites personales y la importancia del consentimiento. Esta guía tiene como objetivo ayudar a los jóvenes a reconocer que su cuerpo es valioso y que tienen el derecho de decidir quién puede tocarlo y en qué circunstancias. Además, es importante aprender a respetar el espacio personal de los demás, entendiendo que cada persona tiene límites que deben ser respetados. También se abordará la identificación de tocamientos inapropiados, incluso si no son de índole sexual, y se enseñará a los estudiantes a identificar conductas de acoso. Al final de esta guía, los estudiantes estarán mejor equipados para defenderse y protegerse en sus interacciones diarias. Objetivos de aprendizaje Valorar el cuerpo: Los estudiantes aprenderán sobre la importancia de su cuerpo y cómo cuidarlo, reconociendo su valor intrínseco. Respetar el espacio personal: Los estudiantes entenderán la necesidad de respetar el espacio físico de los demás y reconocerán cuándo un toque es inapropiado. Identificar conductas de acoso: Los estudiantes aprenderán a identificar diferentes formas de acoso y cómo responder adecuadamente, así como la importancia de buscar ayuda en situaciones incómodas o amenazantes. Es fundamental que los estudiantes de grado 6 a 11 comprendan el valor de su cuerpo y el respeto hacia los demás. A medida que crecen, comienzan a interactuar más con sus compañeros y a formar relaciones, lo que hace crucial entender los límites personales y la importancia del consentimiento. En esta etapa de desarrollo, los jóvenes experimentan cambios físicos y emocionales que influyen en cómo se ven a sí mismos y cómo se relacionan con los demás. La educación sobre el respeto al propio cuerpo y el de los demás no solo fomenta relaciones saludables, sino que también ayuda a prevenir situaciones de acoso y abuso. Los estudiantes deben aprender que tienen el derecho de establecer límites sobre quién puede tocar su cuerpo y en qué circunstancias. Además, es importante reconocer que no todos los tocamientos son aceptables, incluso si no son de índole sexual. Este conocimiento empodera a los jóvenes para defenderse y protegerse en sus interacciones diarias. Al comprender la importancia del consentimiento y el respeto mutuo, los estudiantes pueden crear un entorno seguro y respetuoso para todos. El valor del cuerpo El cuerpo humano es un regalo único que merece ser valorado y respetado. Cada persona tiene características físicas que son especiales y deben ser apreciadas. Enseñar a los estudiantes sobre la importancia de su cuerpo implica ayudarles a entender que tienen derecho a sentirse cómodos en su piel. Esto incluye cuidar su salud física, emocional y mental. Fomentar una imagen corporal positiva es clave para que los jóvenes se sientan seguros y confiados en sus interacciones sociales. Por ejemplo, un estudiante puede sentirse incómodo con ciertos comentarios sobre su apariencia física. Es vital que reconozca que tiene el derecho de expresar su incomodidad y pedir que esos comentarios cesen. Este tipo de situaciones les ayuda a practicar la autoafirmación y a establecer límites claros. Respetar el espacio personal El espacio personal es la distancia física que cada individuo necesita para sentirse cómodo. Es vital enseñar a los estudiantes que cada persona tiene límites diferentes y que estos deben ser respetados. Un toque puede ser amistoso para algunos, pero incómodo para otros; por lo tanto, es importante preguntar antes de tocar a alguien o invadir su espacio personal. Un ejemplo sería en un entorno escolar donde un compañero intenta abrazar a otro sin preguntar primero. El estudiante debe aprender a decir "no" si no se siente cómodo con ese toque, reafirmando así su derecho a mantener su espacio personal. Tocamientos inapropiados No todos los tocamientos son aceptables, incluso si no son sexuales. Es fundamental educar a los estudiantes sobre qué tipos de tocamientos pueden ser incómodos o inapropiados, como abrazos forzados o golpecitos en la espalda sin consentimiento. Los jóvenes deben aprender que tienen derecho a decir "no" a cualquier toque que no les haga sentir cómodos, independientemente de la intención detrás del mismo. Por ejemplo, si un compañero le da una palmada en la espalda repetidamente mientras dice que es "solo una broma", el estudiante debe entender que no está obligado a aceptar ese toque si le resulta incómodo. Este tipo de situaciones les enseña a reconocer sus propios límites y a comunicarlos efectivamente. Identificación de conductas de acoso El acoso puede manifestarse de muchas formas, desde comentarios hirientes hasta tocamientos no deseados. Es importante ayudar a los estudiantes a identificar estas conductas para que puedan reconocerlas cuando ocurren, ya sea hacia ellos o hacia otros. Se pueden utilizar ejemplos concretos y discusiones grupales para ilustrar diferentes formas de acoso y cómo afectan a las víctimas. Por ejemplo, un estudiante puede experimentar acoso verbal cuando otros compañeros hacen comentarios despectivos sobre su forma de vestir o su rendimiento académico. Es crucial enseñarles cómo responder en estas situaciones: pueden optar por ignorar esos comentarios o hablar con un adulto de confianza sobre lo sucedido. Además, el acoso físico puede incluir empujones o tocamientos no deseados durante el recreo. Los estudiantes deben aprender que tienen derecho a defenderse verbalmente o físicamente si se sienten amenazados, siempre buscando ayuda después para abordar la situación adecuadamente. Fomentar el consentimiento El concepto de consentimiento es fundamental en todas las interacciones humanas. Los estudiantes deben entender que el consentimiento significa dar permiso antes de realizar cualquier acción que afecte a otra persona, ya sea física o emocionalmente. Se pueden realizar actividades interactivas donde los estudiantes practiquen pedir permiso antes de realizar acciones como tocar un objeto o dar un abrazo. Un ejemplo práctico sería organizar juegos donde se requiera pedir permiso antes de participar en una actividad física o juego grupal. Esto les ayudará a internalizar la idea de que el respeto mutuo es esencial en todas las relaciones. Creación de un entorno seguro Para fomentar un ambiente escolar seguro y respetuoso, es importante crear espacios donde los estudiantes se sientan cómodos expresando sus sentimientos y preocupaciones. Las escuelas pueden implementar programas educativos sobre respeto corporal y consentimiento, así como talleres donde se aborden temas como el acoso escolar. Es vital también contar con recursos disponibles para aquellos estudiantes que necesiten apoyo adicional. Esto puede incluir consejeros escolares o líneas directas donde puedan reportar incidentes sin temor a represalias. Conclusión Al final del proceso educativo sobre el valor del cuerpo, el respeto hacia uno mismo y hacia los demás, así como la identificación de conductas inapropiadas, se espera que los estudiantes estén mejor preparados para enfrentar situaciones desafiantes en sus vidas cotidianas. Empoderar a los jóvenes con este conocimiento no solo contribuye a su bienestar individual, sino que también promueve un ambiente escolar más seguro y respetuoso para todos. En resumen, es esencial cultivar una cultura donde cada estudiante se sienta valorado y respetado por quienes son. Al hacerlo, se sientan las bases para relaciones saludables y una comunidad escolar más unida y comprensiva. Taller ¿Por qué es importante que los estudiantes comprendan el valor de su cuerpo? ¿Qué cambios físicos y emocionales experimentan los jóvenes en la etapa de grado 6 a 11? ¿Cuáles son algunos ejemplos de situaciones en las que un estudiante podría sentirse incómodo con comentarios sobre su apariencia? ¿Qué significa "espacio personal" y por qué es importante respetarlo? Si un compañero intenta abrazarte sin preguntar, ¿qué deberías hacer? ¿Qué tipos de tocamientos pueden ser considerados inapropiados, incluso si no son de índole sexual? En una situación donde alguien te da una palmada en la espalda repetidamente, ¿cómo deberías responder si te sientes incómodo? ¿Cómo se puede identificar el acoso verbal en un entorno escolar? Proporciona un ejemplo. Si un estudiante es objeto de comentarios despectivos sobre su rendimiento académico, ¿qué pasos puede seguir para abordar la situación? ¿Qué acciones se pueden considerar como acoso físico en la escuela? Cuando se habla de consentimiento, ¿qué significa dar permiso antes de realizar una acción que afecte a otra persona? ¿Cómo pueden los estudiantes practicar el pedir permiso antes de tocar a alguien o participar en una actividad física? ¿Por qué es importante crear un ambiente escolar seguro y respetuoso? Si un compañero te cuenta que está siendo acosado, ¿qué deberías hacer para ayudarlo? ¿Cuáles son algunas maneras en que las escuelas pueden implementar programas educativos sobre respeto corporal y consentimiento?
1.3.2 Multilingüismo individual: ¿somos todos multilingües? ¿Qué quiere decir ser bilingüe o ser multilingüe? Podríamos definir el bilingüismo o multilingüismo individual como la capacidad de una persona de hablar dos o más lenguas. Pero esta definición tiene varias carencias. Tradicionalmente, se pensaba que solo las personas que alcanzaban un dominio similar al de un nativo en cada una de las lenguas que hablaban podían considerarse «bilingües de verdad» o «multilingües de verdad». Pero, ¿qué ocurre con las personas que aprenden una lengua extranjera sin dominarla igual que su lengua materna? ¿Y las personas que son capaces de entender una lengua, tal vez la que se habla en su casa, pero no de hablarla con fluidez? ¿Y qué pasa con las personas que pueden hablar un idioma bastante bien, pero no saben escribir en ese idioma? ¿Y los que pueden leer y entender un texto en una lengua extranjera, pero no pueden comunicarse activamente en ella? Hoy sabemos que, aunque el dominio de dos (o más) lenguas como el de un nativo se pueda dar, en realidad es algo muy poco frecuente, ya que la inmensa mayoría de personas bilingües y multilingües no tienen el mismo grado de competencia en todas sus lenguas. De hecho, es muy común tener una lengua dominante o de preferencia, una lengua en la que una persona se desenvuelve con mayor fluidez o que prefiere en determinados ámbitos o situaciones. Imagínate a un niño que vive en el Reino Unido y habla ruso en casa con su familia e inglés en la escuela. Evidentemente, podrá hablar con más fluidez sobre algunos temas en ruso y sobre otros en inglés. ¿Significa eso que no es bilingüe? En absoluto, lo veremos enseguida. También es muy común, sobre todo entre las personas que han aprendido una segunda (o tercera) lengua más tarde, que una de las dos lenguas interfiera con la otra, algo que puede reflejarse en su acento, en ciertas estructuras gramaticales, en el vocabulario, etc. Imaginemos a un profesor universitario francés que lleva veinte años viviendo y trabajando en Inglaterra. Puede comunicarse con soltura en inglés tanto en situaciones formales como informales y ha publicado libros tanto en inglés como en francés. Sin embargo, sigue hablando en inglés con acento francés y, después de tantos años en Inglaterra, a veces le cuesta encontrar las palabras adecuadas cuando habla en francés. ¿Y qué pasa con esta persona? ¿La considerarías bilingüe? Continuo bilingüe. Las mayúsculas y el tamaño de letra más grande indican un mayor dominio de la lengua A o B. (A partir de Valdés 2014). Monolingüe lengua A Monolingüe lengua B A Ab Ab Ab Ab aB Ba Ba Ba Ba Ba B debe ser bonito ser bilingue 22 INCLUSIÓN, DIVERSIDAD Y COMUNICACIÓN ENTRE CULTURAS En la actualidad, muchos lingüistas consideran que el bilingüismo (o el multilingüismo) no es un estado que pueda alcanzarse con el tiempo, sino más bien un continuo, es decir, una progresión gradual entre dos extremos opuestos. En un extremo está el monolingüismo en la lengua A, y en el otro el monolingüismo en la lengua B. Cualquier individuo con competencias lingüísticas en ambas lenguas podría situarse entre esos dos polos. Dependiendo de su competencia y fluidez en cada lengua, se situaría más cerca de un extremo u otro del continuo. Por ejemplo, una persona con un gran dominio de una de las lenguas, pero con un dominio limitado de la otra, podría situarse en el polo Ab, mientras que una persona con un dominio de ambas lenguas similar al de un nativo se situaría en el medio, en el polo aB. La idea de un continuo bilingüe nos permite ver el bilingüismo como un proceso y tiene en cuenta el hecho de que el dominio de cualquiera de las dos lenguas puede cambiar con el tiempo. Es posible ganar competencias en una lengua, pero también perderlas. Según esta concepción más amplia del bilingüismo, incluso los estudiantes que se inician en una lengua extranjera podrían considerarse bilingües, aunque, por supuesto, al principio estarían bastante cerca de uno de los extremos monolingües del continuo. En cualquier caso, las personas bilingües y plurilingües se encuentran a menudo con tópicos o conceptos erróneos sobre lo que supone hablar y «vivir» en dos o más idiomas. Uno de los prejuicios más problemáticos es que la exposición a varias lenguas es perjudicial para el desarrollo del lenguaje en los menores. Antes se creía que los menores criados de forma bilingüe o multilingüe nunca lograrían aprender bien ninguna de las lenguas en cuestión. Por ello, docentes y pediatras desaconsejaban a los padres criar a sus hijos de forma bilingüe o multilingüe, y a menudo se les animaba a hablar con ellos en la lengua mayoritaria de su sociedad, aunque ellos mismos no dominaran esa lengua. Presionar a los familiares para que no hablen en su lengua materna con sus hijos plantea una serie SABÍAS QUE… el Día Internacional de la Lengua Materna se celebra el 21 de febrero? Fue declarado por la UNESCO en 1999 para sensibilizar sobre la diversidad lingüística y cultural y promover el multilingüismo. de problemas. Por ejemplo, los padres que hablan la lengua mayoritaria de su nueva sociedad como una lengua extranjera podrían transmitir a sus hijos patrones de pronunciación y gramática incorrectos. También se ha observado que los padres que se obligan a hablar a sus hijos en una lengua extranjera en la que no se sienten cómodos pueden comunicarse menos con ellos y ser incapaces de expresar sentimientos como la cercanía y el afecto de la forma en que lo harían en su lengua materna. Además, al no transmitir una lengua de herencia, los padres rompen el vínculo de sus hijos con los familiares que viven en el extranjero, puesto que los niños no podrán comunicarse con ellos por su cuenta. Por último, este enfoque dificulta la transmisión de las tradiciones y los valores culturales. Estas cuestiones suelen provocar problemas en la dinámica familiar que pueden ser difíciles de resolver más adelante. ¿De dónde viene la idea de la «confusión lingüística»? Uno de los principales motivos que llevan a pensar que la exposición a más de una lengua confunde a los niños es la observación de que los niños y niñas pequeños suelen combinar palabras de las distintas lenguas que hablan en una misma frase. Este fenómeno se denomina alternancia de código y es una etapa típica del desarrollo del lenguaje en los niños pequeños que se crían de forma bilingüe o multilingüe. 21/2 LENGUAS EN LA VIDA COTIDIANA 23 Sin embargo, la alternancia de código puede observarse en bilingües de cualquier edad cuando hablan con otros bilingües. Esto no significa que se confundan o sean incapaces de comunicarse correctamente en una sola lengua; es algo normal en el comportamiento lingüístico bilingüe. Llegados a este punto, es importante introducir el concepto «repertorio lingüístico». Un repertorio lingüístico incluye los recursos comunicativos de los que dispone un individuo o una comunidad de habla, es decir, las variedades lingüísticas escritas y habladas puede utilizar o que están presentes en una comunidad de hablantes. El repertorio lingüístico de las comunidades de hablantes monolingües suele estar formado por diferentes registros, estilos, dialectos, acentos, jergas y modismos. En las comunidades de habla bilingüe o multilingüe (por ejemplo, en entornos de migración o en países lingüísticamente diversos, como la India), el repertorio lingüístico no incluye solo diferentes variedades regionales, sociales y/o estilísticas en cada lengua por separado, sino también combinaciones de las diferentes lenguas habladas. Los bilingües pueden optar por cambiar y mezclar códigos en determinadas situaciones comunicativas, al igual que un hablante monolingüe puede utilizar un registro u otro en función del contexto y de con quién esté hablando. Sobre esta base, se podría incluso decir que, en sentido muy amplio, todos somos multilingües, ya que todos, monolingües y bilingües, debemos aprender a hacer malabarismos con las distintas variedades lingüísticas de nuestras sociedades. Anima a tus alumnos a realizar la actividad C para reflexionar sobre la importancia que tienen para ellos las diferentes lenguas, dialectos, acentos y ¿QUÉ PUEDO TRANSMITIR A MI ALUMNADO? · El bilingüismo o el multilingüismo no es un estado que pueda lograrse en un momento dado, sino un proceso en el que la competencia lingüística puede cambiar con el tiempo. · La mayoría de las personas bilingües y multilingües no tienen el mismo dominio de sus diferentes lenguas, y eso es algo completamente normal. · Según una concepción más amplia del bilingüismo y el multilingüismo, incluso los principiantes que aprenden una lengua extranjera podrían considerarse bilingües. · No hay que desalentar a los padres a hablar en su lengua materna con sus hijos e hijas, ya que es a través de ella como mejor pueden comunicarse, expresar sentimientos como la cercanía y el afecto, y transmitir su cultura y sus valores a la siguiente generación. En contextos de migración, los menores que dominan su lengua materna pueden mantener el contacto con los familiares que viven en el extranjero. · Las personas monolingües disponen de diferentes registros, estilos, dialectos, acentos, jergas y modismos. Las personas bilingües también pueden hacer uso de todos ellos, pero además es posible que mezclen y cambien de idioma cuando hablan con otros bilingües. Hacerlo es una parte natural y normal del comportamiento lingüístico de los bilingües y no significa que se confundan o sean incapaces de comunicarse correctamente en una sola lengua. 24 INCLUSIÓN, DIVERSIDAD Y COMUNICACIÓN ENTRE CULTURAS registros. Les resultará divertido comparar los resultados entre amigos y compañeros de clase. En la actividad D, los alumnos tendrán la oportunidad de hablar sobre la alternancia de código, de descubrir el significado de un texto escrito en muchas lenguas diferentes e incluso de crear su propio texto multilingüe. 1.4 CONCLUSIONES En este capítulo hemos presentado diferentes aspectos relacionados con las lenguas en el mundo y en nuestra vida cotidiana. Hemos explicado que las lenguas no son objetos estáticos, sino organismos vivos que interactúan y se relacionan entre sí y están en constante evolución. Las lenguas no solo transmiten mensajes, sino también los valores culturales y sociales de las personas que las hablan e incluso una forma de ver o entender el mundo. A pesar de lo que nos puedan hacer creer, el multilingüismo no es la excepción en el mundo, sino la norma. Por tanto, nuestra diversidad lingüística puede considerarse una forma más de biodiversidad, que también hay que proteger. En el capítulo 2 nos centraremos en los aspectos culturales de nuestras sociedades multiculturales y multilingües.
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