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les affaires de classe et les couleurs
Quiz by Georgia Tziakou
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un crayonÂ
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une rĂšgle
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vert
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orange
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EVALUER LE RISQUE CLIENT I Les enjeux liĂ©s au risque client II la prise de renseignements pendant la phase commerciale III LâĂ©valuation de la solvabilitĂ© dâun prospect ou client 1. A partir du bilan comptable 2. A lâaide dâindicateurs internes IV Les outils dâĂ©valuation des risques I Les enjeux liĂ©s au risque client 1. DĂ©finition et critĂšres de risques On entend par risque client lâensemble des situations dans lesquelles le client pourrait compromettre la pĂ©rennitĂ© du fournisseur. Quelques critĂšres permettent de repĂ©rer le risque client : - la taille et lâĂąge de lâentreprise - le produit quâelle propose, - son client avec ses propres clients (la sous traitance par exemple induit un lien de dĂ©pendance) - le secteur sur lequel elle Ă©volue - la concurrence quâelle subit - et le montant de ses disponibilitĂ©s On peut ainsi rĂ©partir les degrĂ©s de risque : 2. Les impayĂ©s clients : premiĂšre cause de faillite des entreprises Par principe, lâentreprise dĂ©pense avant dâencaisser. En accordant des dĂ©lais de paiement, elle se prive de trĂ©sorerie. Elle a alors un besoin en fonds de roulement (BFR), c'est-Ă -dire besoin de disposer dâune trĂ©sorerie dâavance. Tout retard de paiement engendre donc une augmentation du BFR que lâentreprise nâest parfois plus en Ă©tat de couvrir (dĂ©couvert bancaire).Lorsque le client est insolvable, câest un manque de trĂ©sorerie qui pĂšse sur lâentreprise et donc sur sa pĂ©rennitĂ©. La PME limite donc les risques si certains de ses clients payent comptant. Les entreprises activent donc plusieurs stratĂ©gies pour faire face Ă leurs impayĂ©s : 29% gĂšrent les relances en interne, 24% nĂ©gocient des facilitĂ©s de caisse avec leur banque et 19% nĂ©gocient avec les fournisseurs. II la prise de renseignements pendant la phase commerciale Lâentreprise qui souhaite conclure un contrat avec un prospect professionnel peut consulter un certain nombre de documents disponibles auprĂšs dâorganismes. Les organismes les plus sollicitĂ©s sont : - la greffe du tribunal de commerce : elle dĂ©livre gratuitement des informations sur les entreprises immatriculĂ©es au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s telles que les statuts, les comptes annuels, lâĂ©tat dâendettement, lâextrait kbis. L'extrait Kbis reprĂ©sente la vĂ©ritable « carte d'identitĂ© » Ă jour d'une entreprise immatriculĂ©e au Registre du Commerce et des SociĂ©tĂ©s (RCS). - les sociĂ©tĂ©s spĂ©cialisĂ©es fournissent des informations commerciales et financiĂšres, des documents comptables et des analyses payantes permettant de vĂ©rifier lâĂ©tat de santĂ© des entreprises : - les cabinets de recouvrement et sociĂ©tĂ©s dâassurance : ils rĂ©alisent des enquĂȘtes de solvabilitĂ© et Ă©mettent un avis sur le risque de dĂ©faillance sous forme de score ou de note. - Les banques : les entreprises sont notĂ©es par les banques. La cotation de la banque mesure la capacitĂ© de lâentreprise Ă honorer ses engagements financiers sur 3 ans. GrĂące Ă cette cotation, la PME peut ainsi , par lâintermĂ©diaire de la banque, vĂ©rifier si le prospect ou client est solide financiĂšrement. III LâĂ©valuation de la solvabilitĂ© dâun prospect ou client La solvabilitĂ© correspond Ă la capacitĂ© de lâentreprise Ă faire face Ă ses engagements Ă long terme. Lâentreprise est solvable si la valeur de ses actifs (immobilisations, crĂ©ances, stocks et disponibilitĂ©s) est supĂ©rieure Ă ses emprunts et dettes. Une entreprise peut ĂȘtre solvable mais peut manquer de liquiditĂ©s, c'est-Ă -dire dâargent disponible au quotidien. La liquidĂ© mesure donc la capacitĂ© de lâentreprise Ă faire face Ă ses engagements Ă court terme. 1. A partir du bilan comptable Le bilan comptable fournit des indications sur la santĂ© financiĂšre de lâentreprise prospect Les dĂ©finitions que vous devez maitriser : âą Pour lâactif : Câest quoi une Immobilisation ? La notion d'immobilisation intĂšgre l'ensemble des biens durables dĂ©tenus par une entreprise sur plus d'un exercice comptable et qui ne sont pas destinĂ©s Ă la revente. Les immobilisations financiĂšres correspondent aux actifs financiers d'utilisation durable possĂ©dĂ©s par l'entreprise. Il s'agit notamment des titres de participation, des prĂȘts accordĂ©s⊠Les immobilisations incorporelles comprennent les frais d'Ă©tablissement, les frais de recherche et dĂ©veloppement, les concessions, brevets, licences, marques, logiciels et autres droits similaires, le droit au bail, le fonds commercial. Une immobilisation corporelle correspond Ă un actif physique que lâentreprise entend utiliser au-delĂ de la clĂŽture de lâexercice comptable en cours : les terrains, les constructions, lâagencement et les installations gĂ©nĂ©rales, lâoutillage, le matĂ©riel, les vĂ©hicules, le mobilier et les Ă©quipements informatiques. Que signifie disponibilitĂ©s ? Le poste "DisponibilitĂ©s" est constituĂ© des montants dĂ©tenus en caisse (piĂšces et billets que l'entreprise possĂšde) et des avoirs en banque (argent dĂ©tenu sur les comptes bancaires de l'entreprise). On utilise Ă©galement le terme de trĂ©sorerie. Câest quoi une valeur mobiliĂšre de placement ? Ce sont des titres financiers, actions ou obligations. En comptabilitĂ©, elles correspondent aux excĂ©dents de trĂ©sorerie placĂ©s par l'entreprise. âą Pour le passif : Que signifie capitaux propres ? Les capitaux propres sont les ressources financiĂšres que possĂšde l'entreprise Le capital social dâune entreprise est Ă©gal au montant total des apports de biens et dâargent des associĂ©s Que signifie rĂ©serves ? Cumul des bĂ©nĂ©fices des exercices antĂ©rieurs qui n'ont pas Ă©tĂ© redistribuĂ©s aux propriĂ©taires de l'entreprise, ni intĂ©grĂ©s dans son capital Que signifie rĂ©sultat ? Il correspond aux ressources restantes Ă l'entreprise une fois les charges dĂ©duites du chiffre d'affaires. 2 A lâaide dâindicateurs internes Une entreprise manque souvent de temps et de moyens pour suivre lâensemble des ses encours clients. Toutefois, il est nĂ©cessaire dâanalyser rĂ©guliĂšrement certains supports pour anticiper les problĂšmes de trĂ©sorerie. Elle peut - analyser son portefeuille clients via la mĂ©thode ABC (vu dans un chapitre prĂ©cĂ©dent), - prendre du recul sur les retards de paiement : le service comptable signale les retards de paiement ou les demandes rĂ©guliĂšres de report dâĂ©chĂ©ances. La balance ĂągĂ©e permet de visualiser les clients Ă relancer Exemple : - mettre en place des indicateurs de suivi des impayĂ©s via un tableau Excel Exemple : IV Les outils dâĂ©valuation des risques Les entreprises peuvent se procurer des logiciels dĂ©diĂ©s au risque client mais il sont souvent trĂšs complexes Ă utiliser. Certaines entreprises utilisent le crĂ©dit management : câest lâensemble des procĂ©dures financiĂšres ou juridiques visant Ă optimiser le chiffre dâaffaires de lâentreprise en accĂ©lĂ©rant les rĂšglements clients. Une des mĂ©thodes de crĂ©dit management sâappelle la mĂ©thode des points de risque. Elle consiste Ă classer les clients selon leur risque afin de leur fixer des modalitĂ©s de paiement adaptĂ©s. Elle permet donc dâĂ©valuer les risques de coopĂ©ration et de se prĂ©munir au cas par cas. Exemple de tableau des points de risque
I Le contrat de vente classique 1. LâintĂ©rĂȘt pour la PMI de connaĂźtre la diversitĂ© des contrats commerciaux Les PME-PMI sont rĂ©guliĂšrement amenĂ©es Ă conclure des contrats commerciaux. Il est donc nĂ©cessaire pour lâassistant(e) de gestion de connaĂźtre les diffĂ©rents contrats et les rĂšgles qui les rĂ©gissent. 2. Le transfert de propriĂ©tĂ© DĂšs quâil y a accord entre le vendeur et lâacheteur, il y a transfert de propriĂ©tĂ©. Lâacheteur doit donc assumer les risques dĂšs le transfert de propriĂ©tĂ©. Pour pallier ce risque, il peut prĂ©voir dans le contrat une clause de rĂ©serve en propriĂ©tĂ©, qui a pour effet de diffĂ©rer le transfert de la propriĂ©tĂ© et des risques quâil entraine jusqu'Ă conclusion totale du contrat. 3. Les obligations des parties Les garanties dans le contrat de vente se dĂ©composent ainsi : ï Les garanties obligatoires : o la garantie lĂ©gale de conformitĂ© permettant au client dâobtenir la rĂ©paration, le remboursement ou le remplacement du produit dĂ©fectueux o la garantie contre les vices cachĂ©s : se sont des dĂ©fauts non visibles au moment de lâachat qui rendent le bien inutilisable ï Les garanties complĂ©mentaires ou commerciales : elles sont facultatives pour le client. Elles peuvent ĂȘtre gratuites (mise Ă disposition dâun produit au client durant une rĂ©paration) ou payantes (extension de garantie pour lâachat dâune machine Ă laver) Exercice dâapplication 4. Les recours possibles Lorsquâune procĂ©dure est engagĂ©e, la juridiction compĂ©tente pour statuer lâaffaire est le tribunal de commerce du dĂ©fendeur si le client et lâentreprise sont des commerçants. Les sanctions les plus courantes sont : - infliger des pĂ©nalitĂ©s de retard - obtenir une rĂ©duction de prix - faire exĂ©cuter le contrat par une autre entreprise - obtenir des dommages et intĂ©rĂȘts II Les particularitĂ©s du contrat de vente commerciale Le contrat prĂ©sente certaines particularitĂ©s que la PME doit connaitre : On peut donc considĂ©rer quâun bon de commande est un contrat de vente commerciale, dans la mesure oĂč il rĂ©unit ses clauses. Enfin, il existe des situations ou les engagements peuvent diffĂ©rĂ©s. Câest le cas : - de la vente Ă distance : le client dispose dâun dĂ©lai de rĂ©tractation de 14 jours - la vente avec arrhes : si le client verse des arrhes, il pourra annuler le contrat mais perdra le montant versĂ© Ă lâentreprise. III Les contrats de maintenance et de sous6traitance 1. Le contrat de maintenance Câest un contrat par lequel une entreprise se charge de vĂ©rifier, dâentretenir ou de rĂ©parer un appareil technique ou une installation complexe. Il doit donc spĂ©cifier : - la dĂ©finition de la prestation et le lieu de rĂ©alisation - la durĂ©e du contrat - le prix unitaire ou forfaitaire 2. Le contrat de sous-traitance Il permet Ă une entreprise appelĂ©e « donneur dâordre » de confier la rĂ©alisation dâune prestation Ă une autre entreprise appelĂ©e « sous traitant ». Lâentreprise sâengage Ă payer le sous traitant selon les modalitĂ©s prĂ©vues dans le contrat et reste donc responsable de la rĂ©alisation de la prestation devant le client. Avantages et inconvĂ©nients de la sous-traitance : IV CrĂ©er un contrat via un rĂ©seau de franchise Afin de dĂ©velopper son activitĂ©, lâassistant(e) de gestion peut conclure des contrats commerciaux avec des partenaires Ă©trangers La franchise est une mĂ©thode de collaboration entre, dâune part, une entreprise, le franchiseur, et, dâautre part, une ou plusieurs entreprises, les franchisĂ©s. Son objet est dâexploiter un concept de franchise mis au point par le franchiseur. Tous sont porteurs de la mĂȘme enseigne, symbole de lâidentitĂ© et de la rĂ©putation du rĂ©seau. La garantie de qualitĂ© est assurĂ©e par la transmission et le contrĂŽle du respect du savoir-faire et par la mise Ă disposition dâune gamme homogĂšne de produits, de services et/ou de technologies. a. Le franchiseur Câest un entrepreneur indĂ©pendant qui a mis au point et exploitĂ© avec succĂšs un concept original dans plusieurs unitĂ©s pilotes. Il apporte Ă ses franchisĂ©s une formation initiale et permanente pour leur permettre dâappliquer son concept et consacre Ă la promotion de sa marque, Ă la recherche et Ă lâinnovation, les moyens humains et financiers permettant dâassurer le dĂ©veloppement et la pĂ©rennitĂ© de son concept. b. Le franchisĂ© Câest un entrepreneur indĂ©pendant sĂ©lectionnĂ© par le franchiseur. Il doit avoir la volontĂ© de collaborer loyalement Ă la rĂ©ussite du rĂ©seau de franchise en adhĂ©rant au principe dâhomogĂ©nĂ©itĂ© de ce rĂ©seau, tel que dĂ©fini par le franchiseur. Il engage des moyens financiers, afin de rĂ©tribuer le franchiseur pour ses apports (paiement dâun droit dâentrĂ©e et dâun pourcentage sur le chiffre dâaffaires). c. Les avantages et les inconvĂ©nients du contrat de franchise pour le franchiseur et pour le franchisĂ©. Avantages InconvĂ©nients Franchiseur â DĂ©velopper son rĂ©seau Ă moindres frais. â Faire des Ă©conomies dâĂ©chelle. â MaĂźtriser le dĂ©veloppement de son concept. â DĂ©velopper son image, sa notoriĂ©tĂ©. â Augmenter ses parts de marchĂ©. â AccroĂźtre son chiffre dâaffaires. â Organiser des campagnes publicitaires Ă lâĂ©chelon national. â Transmettre son savoir-faire Ă des commerçants indĂ©pendants. â Assurer une assistance technique et des formations. â Avoir des franchisĂ©s qui dĂ©prĂ©cient lâimage de lâentreprise. FranchisĂ© â Avoir une notoriĂ©tĂ© dĂšs lâouverture du commerce. â Rester un commerçant indĂ©pendant et ĂȘtre responsable de son entreprise. â BĂ©nĂ©ficier du savoir-faire du franchiseur. â BĂ©nĂ©ficier dâune assistance technique, de formations, dâune logistique dâapprovisionnements, etc. â Respecter la charte et les normes du franchiseur, ce qui limite sa libertĂ© de commerçant indĂ©pendant. â Sâacquitter des droits dâentrĂ©e et de redevance. â Avoir une obligation dâapprovisionnement exclusif chez le franchiseur. d. Les clĂ©s de la rĂ©ussite de cette forme de commerce Les clĂ©s de la rĂ©ussite sont : â la collaboration commerciale et technique ; â lâassociation du savoir-faire du franchiseur et de lâesprit entrepreneurial du franchisĂ© ; â les structures organisationnelles sont plus simples et plus Ă©conomiques quâen succursalisme car un bon franchisĂ© est motivĂ© et nâa pas besoin dâĂȘtre poussĂ© ; â câest un systĂšme rapide et Ă©volutif pour couvrir un marchĂ© car investissements et compĂ©tences sont partagĂ©es. e. Les chiffres clĂ©s de la franchise en 2019 f. La typologie des franchisĂ©s âą 60% des franchisĂ©s sont des hommes âą 50% des franchisĂ©s ont entre 35 et 49 ans âą 66% des franchisĂ©s sont dâanciens salariĂ©s du privĂ© âą Chaque franchisĂ© emploie en moyenne 7 salariĂ©s âą 84% des rĂ©seaux sont toujours la propriĂ©tĂ© de leur fondateur âą Chaque rĂ©seau crĂ©e en moyenne 8 nouveaux points de vente par an âą 29% des rĂ©seaux ont des points de vente Ă lâĂ©tranger
Les affaires de classe
Français A - LES AFFAIRES DE CLASSE
Les affaires de la classe
CAS 1 Marc veut ouvrir un cafĂ©. Il se lance comme indĂ©pendant et en est le chef d'entreprise. Il n'est donc plus possible de dissocier le cafĂ© de Marc. Si Marc rĂ©alise en janvier un bĂ©nĂ©fice de 2.400 euros (c'est-Ă -dire le chiffre d'affaires de ce mois-lĂ , moins les frais), cette somme ne sera pas considĂ©rĂ©e comme faisant distinctement partie du patrimoine de l'entreprise. En principe, on peut considĂ©rer ces 2.400 euros de bĂ©nĂ©fice comme Ă©tant le salaire de Marc pour ce mois-lĂ . Il peut dĂ©cider de la maniĂšre dont il utilisera cet argent: Ă©pargner pour une maison, rĂ©investir dans son entreprise en achetant une machine Ă cafĂ© supplĂ©mentaire⊠à cet Ă©gard, il n'existe pas de rĂšgle lĂ©gale. En cas de dettes, on peut saisir tout ce qui appartient Ă Marc, et donc l'entiĂšretĂ© de son patrimoine (il n'y a en effet pas de sĂ©paration claire), comme la maison qu'il occupe ou la voiture avec laquelle il circule⊠CAS 2 Elisa et Anne veulent aussi ouvrir un cafĂ©. Elles sont deux, donc elles crĂ©ent une sociĂ©tĂ© dont elles seront toutes les deux administratrices. Elisa et Anne sont Ă la fois les fondatrices et les administratrices, mais ce n'est pas toujours le cas. Ainsi, il est tout Ă fait possible que la mĂšre d'Elisa ou l'ami d'Anne soit administrateur du cafĂ©. Et si Anne souhaite arrĂȘter, n'importe qui peut en principe reprendre son rĂŽle dâadministratrice. La sociĂ©tĂ© est en effet une personne morale et non une personne physique, de sorte que le cafĂ© et Anne ne sont pas une seule et mĂȘme personne, ce qui, en revanche, Ă©tait le cas pour Marc et son cafĂ©. Si Elisa et Anne rĂ©alisent en janvier un bĂ©nĂ©fice de 2.400 euros (c'est-Ă -dire le chiffre d'affaires de ce mois-lĂ , moins les frais et moins le salaire des deux administratrices), elles ne peuvent pas utiliser cette somme pour effectuer des dĂ©penses personnelles (câest leur salaire qui sert Ă ces dĂ©penses). Elles ne peuvent l'utiliser que pour le cafĂ©: elles peuvent mettre cet argent de cĂŽtĂ©, acheter du nouveau matĂ©rielâŠElisa et Anne ne pourront jamais ĂȘtre dĂ©clarĂ©es personnellement en faillite, mĂȘme si la sociĂ©tĂ© a d'Ă©normes dettes qu'elle ne peut pas payer. Marc, en revanche, pourrait l'ĂȘtre. Source : www.liantis.be
4 min Quâest-ce que la vente ? Lâhistoire de la vente remonte de trĂšs loin, du temps de la mythologie avec Mercure qui a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme Ă©tant le dieu du commerce. Ainsi, la pratique existe dĂ©jĂ depuis plus de 6 000 ans. Les premiĂšres techniques de vente ont vu le jour vers 350 avec Aristote. Il faudra attendre plusieurs siĂšcles avant dâarriver Ă la mĂ©thode de vente telle que nous la dĂ©finissons aujourdâhui, avec le client placĂ© au centre du processus. Quelques dĂ©finitions de la vente Dans le cadre dâune vente, un vendeur cĂšde un produit ou un service Ă un acheteur en contrepartie dâune somme dâargent. Ce qui diffĂ©rencie la vente de la notion de troc ou dâĂ©change. Juridiquement parlant, lâarticle 1582 du Code civil dĂ©finit la vente comme Ă©tant « une convention par laquelle lâun sâoblige Ă livrer une chose, et lâautre Ă la payer ». Le contrat de vente peut ĂȘtre Ă©tabli par Ă©crit ou verbalement. Il peut alors sâagir dâune prestation ou dâun bien corporel. Toutefois, certains types de vente doivent suivre une rĂ©glementation particuliĂšre. Notamment la vente de fonds de commerce, la vente Ă crĂ©dit ou encore la vente Ă domicile. En dâautres termes, la vente dĂ©signe lâensemble des mĂ©thodes et des actions effectuĂ©es par un commercial, dont le but est de vendre quelque chose Ă une tierce personne. La vente est ainsi le rĂ©sultat dâun accord ou dâune nĂ©gociation entre le vendeur et lâacheteur. Que peut-on vendre ? La vente ne se limite pas seulement Ă un produit. Il est possible de fournir des services, des prestations, des formations et bien plus encore. Le domaine de la vente est trĂšs vaste. En effet, on peut amener une personne Ă acheter une vision ou un avis politique, la convaincre de choisir un projet plutĂŽt quâun autre et ce ne sont que des exemples parmi tant dâautres. Quelle diffĂ©rence y a-t-il entre la vente et le marketing ? On a tendance Ă confondre ces deux termes. Or, le marketing et la vente dĂ©signent deux disciplines diffĂ©rentes â bien que complĂ©mentaires â et ayant le mĂȘme but. Celui de gĂ©nĂ©rer des revenus pour amĂ©liorer le chiffre dâaffaires dâune entreprise. Ă ce titre, lâun ne va pas sans lâautre. Les activitĂ©s de marketing Le marketing se concentre davantage sur le marchĂ©. Autrement dit, le responsable marketing se focalisera plus sur les besoins des clients et des prospects et sur lâĂ©laboration dâune solution pour rĂ©pondre Ă leurs attentes. Ainsi, il fera en sorte que la vente ait lieu. Pour ce faire, il se chargera du matĂ©riel promotionnel allant des simples brochures Ă lâorganisation de salons. Le marketeur se voit ainsi attribuer deux missions. PremiĂšrement, prĂ©senter une proposition attrayante en se basant sur les besoins des consommateurs qui sont identifiĂ©s Ă lâavance. Et deuxiĂšmement, crĂ©er et entretenir une relation durable et de confiance avec eux. Les activitĂ©s de vente ou « sales » Lâagent marketing attire le client vers un produit ou une marque. Quand cela est fait, câest au vendeur de prendre le flambeau. Ce dernier prend contact avec la clientĂšle dans le but dâune acquisition par celle-ci. Le plus dur dans le travail du commerçant est de transformer les leads ou prospects en vĂ©ritables clients. La vente est la discipline qui conduit le prospect Ă lâacte dâachat. Pour ĂȘtre plus clair, le marketing vise Ă attirer le prospect dans la boutique tandis que la vente lâamĂšne Ă faire des achats pour quâil devienne un client. Quelles sont les diffĂ©rentes formes de vente ? Dans un cadre BtoB ou BtoC, on distingue de nombreuses formes de vente rĂ©gies ou non par une rĂ©glementation spĂ©cifique. Les ventes hors Ă©tablissement AppelĂ©es Ă©galement « contrats hors Ă©tablissement », les ventes hors Ă©tablissement ont lieu lorsque le contrat est rĂ©glĂ© en dehors de lâĂ©tablissement commercial. Le dĂ©marchage Ă domicile et le porte-Ă -porte en font partie. Toutefois, pour Ă©viter les abus qui sont de plus en plus frĂ©quents, des dispositions ont Ă©tĂ© prises pour protĂ©ger le consommateur. La vente en liquidation Ăgalement rĂ©glementĂ©e, la vente en liquidation est effectuĂ©e lorsquâun commerçant doit dĂ©stocker sa marchandise ou Ă©couler un assortiment de biens Ă cause dâune circonstance dĂ©terminĂ©e. Elle ne peut se faire que pendant deux mois tout au plus et doit sâaccompagner dâune publicitĂ© et dâune rĂ©duction de prix, parfois Ă perte. Elle est autorisĂ©e dans le cas oĂč le commerçant souhaiterait suspendre, arrĂȘter ou changer dâactivitĂ©. Les ventes en soldes Tous les semestres, les entreprises sont autorisĂ©es Ă vendre leurs produits Ă un prix trĂšs rĂ©duit. Les pĂ©riodes de soldes sont rĂ©glementĂ©es par le Livre VI du CDE (Code du droit Ă©conomique) affĂ©rent aux pratiques du marchĂ© et Ă la protection du consommateur. Elles se situent du 3 au 31 janvier inclus et du 1er au 31 juillet inclus. Comme pour le cas de la liquidation, il se peut que lâentreprise effectue une vente Ă perte. Le e-commerce ou le commerce Ă©lectronique La vente par Internet ou la vente en ligne est rĂ©gie par une rĂ©glementation relative au contrat et Ă la vente Ă distance. Lâentreprise conclut la vente par lâintermĂ©diaire de rĂ©seaux informatiques et, Ă ce titre, un paiement Ă©lectronique peut ĂȘtre nĂ©cessaire. En tant que commercialisation Ă distance, aucune prĂ©sence physique simultanĂ©e des deux parties nâest indispensable. Les ventes aux enchĂšres ou les ventes publiques Ă la diffĂ©rence des autres formes de vente, lâenchĂšre publique met en place une mĂ©thode de mise en concurrence transparente, car le bien est attribuĂ© au plus offrant. Lâorganisation dâune vente publique est aussi gĂ©rĂ©e par le Livre VI du CDE. Les rĂ©glementations concernant les contrats Ă distance ainsi que la vente hors Ă©tablissement peuvent ainsi ĂȘtre appliquĂ©es. Il existe des locaux spĂ©cialement destinĂ©s pour ce type de vente et seuls des biens usagĂ©s peuvent ĂȘtre mis en vente.
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